Taximan — Les taxis dakarois
Huiles sur toile, Dakar, Sénégal
Taximan est une série de peintures consacrée aux taxis dakarois. Elle part d’un regard sur la rue, mais s’appuie aussi sur une réalité sociologique : le taxi dakarois est un fait de société, un métier, une économie et un espace de circulation sociale.
À Dakar, le taxi est bien plus qu’un moyen de transport. Il est un élément visible du paysage urbain, présent dans les embouteillages, les carrefours et les quartiers. Il relie les gens, les quartiers, les activités et les rythmes de la ville. Il est aussi un lieu de rencontre entre des inconnus, un espace où se croisent des trajets, des négociations et des histoires.
Le métier de chauffeur de taxi renvoie à des questions concrètes : l’accès au travail, l’économie informelle, la mobilité urbaine, la précarité et l’autonomie. Pour beaucoup, le taxi est un moyen de subsistance, mais aussi une forme d’indépendance. Le véhicule devient alors un outil de travail, un espace public mobile et parfois un symbole d’autonomie.
La série rend compte de cette double réalité. D’un côté, les taxis dakarois sont des figures de la rue, des véhicules colorés, des objets de lumière et de mouvement. De l’autre, ils sont des acteurs d’une économie urbaine, portés par des personnes qui font vivre la ville au quotidien.
En peignant les chauffeurs de taxi, Taxidrom rend hommage à ces figures de la rue, à leur énergie et à leur rôle dans le paysage dakarois. La série cherche aussi à montrer ce que le taxi révèle de la société : ses circulations, ses inégalités, ses solidarités et ses formes d’autonomie